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La magie de Merino frappe encore : l’Espagne en demi-finales de la Coupe du Monde

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Publié: 11.07.2026 Mis à jour: 15.09.2026

Mikel Merino l’a encore fait — le supersupplaçant par excellence a délivré un nouveau but tardif spectaculaire pour propulser l’Espagne en demi-finales de la Coupe du Monde. Son but à la 88e minute face à la Belgique a conclu un récit de remontée remarquable, le match ayant basculé sur une blessure coûteuse du gardien qui a laissé les Belges exposés au moment crucial.

Le supersupplaçant frappe encore

Merino est entré en jeu à 85:32 avec le score bloqué à 1-1 et à peine deux minutes de temps réglementaire restantes. Ce qui a suivi a défié toute explication rationnelle — Pau Cubarsí a déclenché un tir que le gardien remplaçant Senne Lammens n’a pas pu retenir, et Merino était parfaitement positionné pour écraser le rebond au fond des filets à 87:27. Toute la séquence n’a duré qu’une minute et 56 secondes entre son entrée et le moment décisif.

C’était la troisième fois que Merino inscrivait un but tardif et déterminant dans des compétitions consécutives. Ses précédentes interventions étaient venues à la 119e minute contre l’Allemagne et à la 91e contre le Portugal, mais ce but avait une signification personnelle particulière — son fils Marco, âgé de deux mois, assistait au match depuis les tribunes pour la toute première fois. “Comme il n’était pas là pour les quarts de finale, je devais le faire aussi en demi-finale pour qu’il puisse le vivre lui aussi,” a déclaré Merino après le match.

La domination initiale de l’Espagne

Luis de la Fuente a pris une décision tactique audacieuse avant le coup d’envoi, choisissant d’aligner Fabián Ruiz à la place de Pedri au milieu de terrain. Le milieu du PSG a justifié ce choix presque immédiatement, créant la première occasion réelle en remettant pour Rodri dans les dix premières minutes. Vingt minutes plus tard, Ruiz a lui-même converti le premier but.

L’action qui a mené à l’ouverture du score a mis en valeur le jeu offensif fluide de l’Espagne dans toute sa splendeur. Lamine Yamal a délivré une passe parfaitement dosée pour lancer Pedro Porro sur le flanc droit, et son centre en retrait a trouvé Dani Olmo, dont la frappe du premier coup a été repoussée par Thibaut Courtois. Ruiz a réagi le plus vite sur le ballon dévié, le poussant au fond et célébrant en glissant le ballon sous son maillot.

L’Espagne a continué à presser pour un deuxième but, Cubarsí filtrant un ballon qui a failli laisser Álex Baena seul face au gardien, et Lamine Yamal démontrant son contrôle exceptionnel pour échapper à Jérémy Doku avant de frapper le poteau extérieur. Le match semblait se dérouler confortablement en faveur des Espagnols.

L’égalisation belge change la donne

L’atmosphère de confort s’est évaporée à la 40e minute quand la Belgique a égalisé — et ce faisant, a mis fin au bilan défensif parfait de l’Espagne dans cette Coupe du Monde. Charles De Ketelaere a propulsé une tête au fond pour faire 1-1, le but trouvant son origine dans l’énergie inlassable de Jérémy Doku qui s’élançait vers l’avant.

Kevin De Bruyne a été l’architecte de l’égalisation, produisant une passe nette et sans précipitation du premier coup qui a permis à Timothy Castagne de délivrer un centre précis dans la surface. De Ketelaere a parfaitement calculé sa course, devançant Cubarsí pour diriger le ballon au fond. C’était le premier vrai moment de qualité de la Belgique, et il est arrivé au moment précis.

Pression en seconde période et résistance belge

La seconde période a repris avec Lamine Yamal à nouveau au cœur de l’attaque de l’Espagne, bien que Courtois — avant sa blessure — ait continué à frustrer les attaquants de La Roja. Le gardien belge a repoussé deux tentatives de Yamal et a tenu Oyarzabal à distance tandis que l’Espagne poussait sans relâche pour trouver le but vainqueur. À l’autre bout du terrain, Maxim De Cuyper a gâché une occasion nette, tirant sur le poteau extérieur après une combinaison dangereuse entre Doku et De Bruyne.

La résistance de la Belgique s’est progressivement érodée sous le poids des problèmes physiques et tactiques croissants. Youri Tielemans avait été retiré du onze de départ juste avant le coup d’envoi, et à mi-chemin de la seconde période Courtois a été contraint de sortir en larmes, tenant sa cuisse. De Bruyne a finalement suivi sur le banc. Privée de ses joueurs les plus influents, la Belgique a tenu bon, défendant avec tout ce qu’elle avait — mais le temps s’épuisait.

Merino scelle le destin de l’Espagne

À cinq minutes de la fin avec le score toujours à égalité, de la Fuente s’est tourné vers son arme la plus fiable. Merino est entré en jeu à 85:32, et en moins de deux minutes le match était plié. Le tir de Cubarsí a été mal capté par Lammens — le gardien remplaçant qui avait été propulsé dans une situation impossible — et Merino était là pour conclure avec une précision clinique.

Le but a déclenché des célébrations débordantes, Merino courant vers le drapeau de corner dans la course hommage qu’il a faite sienne, dédiée à son père Angel. Pendant ce temps, Courtois ne pouvait qu’observer depuis le banc, incapable d’intervenir dans le moment qui a mis fin à la campagne de la Belgique en Coupe du Monde. Pour l’Espagne, la victoire a semblé être plus qu’un simple résultat — c’était un destin, avec deux victoires dramatiques consécutives dans les derniers instants suggérant que quelque chose d’extraordinaire est en train de se dérouler dans ce tournoi.

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